Israël «limite» les ventes de technologies d’espionnage — RT World News

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Le ministère israélien de la Défense imposerait de nouvelles limitations aux endroits où les entreprises de cybersécurité du pays peuvent vendre leurs outils de surveillance et de piratage, réduisant considérablement sa liste de pays approuvés pour de tels accords.

Les nouveaux alliés d’Israël dans le cadre des accords d’Abraham de l’année dernière sont notamment absents de la nouvelle liste : les Émirats arabes unis, Bahreïn, le Soudan et le Maroc. Le Jerusalem Post a déclaré jeudi qu’en réduisant la liste des nations approuvées de 102 à 37, le ministère de la Défense a également exclu « allié en coulisses » Arabie Saoudite.

Les pays qui ont survécu à la purge sont les États-Unis, le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, l’Inde, le Japon, la Corée du Sud et des dizaines de pays européens, selon le journal israélien Calcalist.




Cette décision intervient après que le département américain du Commerce a mis sur liste noire les sociétés israéliennes NSO Group et Candiru au début du mois pour avoir prétendument fourni des logiciels espions aux gouvernements qui ont utilisé la technologie pour violer les droits de l’homme. « Ces outils ont également permis aux gouvernements étrangers de mener une répression transnationale, qui est la pratique de gouvernements autoritaires ciblant les dissidents, les journalistes et les militants en dehors de leurs frontières souveraines pour faire taire la dissidence », dit Washington. « De telles pratiques menacent l’ordre international fondé sur des règles.

Apple a annoncé mardi qu’il poursuivait NSO pour son logiciel espion de piratage téléphonique Pegasus, qui aurait été utilisé pour infecter des milliers d’iPhones dans le monde. La violation de ces téléphones a permis aux clients de cibler des dissidents, des militants, des journalistes et des politiciens, entre autres. La technologie de qualité militaire est ostensiblement conçue pour être utilisée pour prévenir le crime et le terrorisme.

NSO est confronté à un défaut de paiement de 500 millions de dollars de dettes au milieu de ses problèmes juridiques et de la baisse de ses revenus, selon Moody’s Investors Service.

Le ministère israélien de la Défense a déclaré à Calcalist qu’il « constamment en réévaluation » sa politique d’exportation de produits de cybersécurité. « L’État d’Israël n’approuve que l’exportation de cyberproduits pour les organisations gouvernementales, à utiliser de manière et dans le but de prévenir et d’enquêter sur le crime et de lutter contre le terrorisme » dit le ministère.

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La source: www.rt.com

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