La chaîne taïwanaise CTS s’est excusée d’avoir lancé par erreur un téléscripteur mentionnant les “grèves chinoises” sur Taipei

Le système de télévision chinois (CTS), la station soutenue par le gouvernement taïwanais, a présenté des excuses après avoir lancé par erreur des alertes télégraphiques sur la Chine frappant des cibles près de Taipei avec des missiles.

L’avertissement est apparu lors d’une émission d’information en direct mercredi matin, avec des alertes indiquant apparemment qu’un “la guerre pourrait éclater,» et que la présidente de Taïwan, Tsai Ing-wen, avait déclaré l’état d’urgence. Selon les médias locaux, les téléspectateurs ont également été informés que des missiles chinois avaient touché des navires de guerre et des infrastructures critiques à proximité de la capitale, Taipei.

Cependant, un présentateur a précisé lors du bulletin d’information de 10 heures que les alertes étaient en fait destinées à un exercice impliquant les pompiers de la ville de New Taipei mardi, mais qu’elles avaient été accidentellement affichées mercredi matin en raison d’une erreur technique. Elle a également appelé les citoyens à ne pas être «trop paniqué,” et s’est excusé pour l’erreur.

Les fausses alertes, qui avaient été diffusées, n’ont pas provoqué de panique massive à Taipei, selon Reuters.




La semaine dernière, l’armée taïwanaise a publié un guide de survie conçu comme une bande dessinée, qui contient des recommandations pour les civils en cas de guerre. Le livret explique, entre autres, comment trouver des abris anti-bombes via des applications pour smartphone, préparer des trousses de secours d’urgence, ainsi que comment distinguer différents types de sirènes anti-aériennes.

De plus, il a récemment été question de prolonger le service militaire obligatoire pour les citoyens taïwanais de sexe masculin au-delà des quatre mois actuels.

Taïwan est un territoire autonome, qui est de facto gouverné par son propre gouvernement depuis 1949, lorsque les perdants de la guerre civile chinoise ont fui vers l’île et y ont installé leur propre administration. La Chine, pour sa part, considère les autorités taiwanaises comme séparatistes, insistant sur le fait que l’île est une partie inaliénable de la Chine.

Ces dernières années, Pékin a intensifié ses activités militaires dans le détroit de Taïwan, séparant la Chine continentale de l’île. De hauts responsables chinois, dont le président Xi Jinping, ont ouvertement déclaré que le recours à la force était l’une des options sur la table pour assurer la “réunification” de Taiwan avec la République populaire de Chine.

En vertu du soi-disant «principe d’une seule Chine» ou «politique d’une seule Chine», la grande majorité des pays s’abstient de reconnaître officiellement l’indépendance de Taiwan.

Taïwan bénéficie cependant depuis des années d’un important soutien diplomatique et militaire de la part des États-Unis, qui entretiennent des relations non officielles avec l’île. Washington a averti à plusieurs reprises Pékin des conséquences graves s’il tentait de prendre le contrôle de Taiwan par la force.

Depuis le début de l’offensive militaire russe contre l’Ukraine le 24 février, les autorités taïwanaises ont relevé leur propre niveau d’alerte, admettant toutefois qu’il n’y a pour l’instant aucun signe d’une invasion imminente par la Chine.

Élue en 2016, la présidente taïwanaise Tsai Ing-wen a donné la priorité à l’amélioration des capacités de défense de l’île, avec un important programme de modernisation lancé par son administration.

La source: www.rt.com

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