Oslo résilie un contrat pour le NH-90 datant de 20 ans et demande désormais le remboursement de 500 millions d’euros

La Norvège, l’un des membres fondateurs de l’Otan, met fin à un contrat pour les hélicoptères militaires NH-90 qu’elle avait signé en 2001, a annoncé vendredi le ministre de la Défense du pays, Bjorn Arild Gram, lors d’une conférence de presse. Le modèle, qui a été développé spécifiquement pour répondre aux exigences de l’alliance militaire, a été jugé sous-optimal par l’armée norvégienne, qui a cité de multiples défauts et retards.

Comme le modèle “ne sera jamais en mesure de répondre aux besoins des forces armées norvégiennes,« Oslo exige désormais le remboursement des près de 500 millions d’euros qu’elle a versés jusqu’à présent. L’exploitation des hélicoptères, qui avaient déjà été livrés à la Norvège, a été interrompue avec effet immédiat vendredi. Les machines seront retournées au fabricant, la multinationale française NHIndustries.

En attendant, Oslo serait à la recherche d’un remplaçant, qui pourrait venir des États-Unis, a indiqué le média allemand Die Welt.




Le rapport décrit le verdict final de l’armée norvégienne sur le NH-90 comme «accablant” tant pour le modèle lui-même que pour l’entreprise qui le produit. Oslo a clairement indiqué, comme le notait l’article, qu’aucun bricolage, pièce de rechange ou investissement supplémentaire n’était susceptible de rendre l’hélicoptère intéressant.

Cependant, NHIndustries ne va apparemment pas accepter l’annulation brutale du contrat et pourrait même poursuivre la Norvège en justice pour sa décision, que la société a décrite comme “juridiquement sans fondement.

Dans son communiqué, la multinationale affirme entre autres qu’elle «rejette les accusations portées contre NH90 et l’entreprise,» ajoutant qu’Oslo n’avait pas donné à NHIndustries l’occasion de s’adresser »exigences norvégiennes particulières.

Le constructeur a ensuite insisté sur le fait que 13 des 14 hélicoptères commandés par la Norvège avaient été livrés, l’autre étant prêt à être récupéré. Cependant, selon l’armée norvégienne, seules huit de ces machines étaient pleinement opérationnelles.

Pour NHIndustries, dont Airbus détient une participation majoritaire, la décision de la Norvège représente un nouveau coup dur, après que l’Australie, autre acheteur du NH-90, a annoncé en décembre 2021 qu’elle prévoyait de passer prochainement au Black Hawk de fabrication américaine. Canberra expliquait à l’époque que les performances de l’hélicoptère européen étaient un «problème permanent,» ajoutant que les coûts d’exploitation étaient également trop élevés.

Die Welt a affirmé que la Belgique envisageait également actuellement de remplacer ses NH-90.

Le point de vente allemand a noté que d’autres utilisateurs ont également signalé divers problèmes avec le NH-90. Par exemple, les Pays-Bas se seraient plaints de problèmes de corrosion associés au modèle.

Selon un rapport rédigé par l’armée allemande et cité par Die Welt, fin 2021, seuls 19% des NH-90 en service dans les forces armées allemandes étaient opérationnels. Le média a affirmé, citant un blog de l’industrie militaire allemande, que la marine du pays avait récemment refusé d’accepter un tel hélicoptère en raison d’erreurs radar et d’une odeur persistante de carburant dans le cockpit.

Avec son vol inaugural en 1995, le NH-90 est actuellement en service dans plus d’une douzaine de pays, principalement en Europe.

La source: www.rt.com

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