Au cours des derniers mois, l’inflation a fortement augmenté avec des hausses de prix dans de nombreux secteurs. Les entreprises et les citoyens ont été habitués à de faibles taux d’inflation au cours des dernières années et doivent maintenant s’adapter aux augmentations de prix des biens et services essentiels. Cela est particulièrement dangereux pour les groupes vulnérables et pourrait conduire à une pauvreté énergétique généralisée si les décideurs politiques et la BCE ne prennent pas de mesures décisives.

Il faut reconnaître que la hausse des prix est une inflation fossile, portée par les prix élevés du pétrole et du gaz.

Selon les dernières données de la BCE, l’inflation a fortement augmenté ces derniers mois, le taux passant à 5,1 % en janvier contre 5 % en décembre. L’inflation devrait rester élevée à court terme. Les prix de l’énergie continuent d’être la principale raison du taux d’inflation élevé. Leur impact direct a représenté plus de la moitié de l’inflation globale en janvier et les coûts de l’énergie font également grimper les prix dans de nombreux secteurs. Les prix des denrées alimentaires ont également augmenté, en raison de facteurs saisonniers, des coûts de transport élevés et du prix plus élevé des engrais. En outre, les hausses de prix se sont généralisées, les prix d’un grand nombre de biens et de services ayant nettement augmenté. La BCE a décidé de maintenir ses taux directeurs inchangés et de commencer à supprimer progressivement le programme d’achat d’obligations pandémiques à la fin du mois de mars, comme déjà annoncé en décembre.

La boîte à outils de politique monétaire de la BCE ne peut influencer qu’indirectement la hausse des prix de l’énergie. Nous, les Verts, sommes donc convaincus qu’une augmentation brutale et brutale des taux d’intérêt serait la mauvaise voie.

Un précédent peut être trouvé dans la crise de la dette souveraine en 2011, lorsque la BCE a relevé les taux d’intérêt trop tôt, mettant ainsi en danger la reprise économique et l’emploi.

La seule solution viable pour mettre fin à la pauvreté énergétique et rendre l’économie européenne plus résistante aux chocs externes des prix de l’énergie consiste à accélérer la transition verte et à s’engager enfin pleinement dans le Green Deal.

Nous devons veiller à ce que l’immense soutien financier et politique au charbon et au gaz soit réorienté vers les énergies renouvelables et une plus grande efficacité énergétique. Les énergies renouvelables, comme l’énergie solaire, éolienne ou hydraulique, doivent être déployées beaucoup plus rapidement et sans bureaucratie ni mauvaise législation.

Nous avons également besoin d’une vague de rénovation pour les bâtiments avec une meilleure isolation et le remplacement des solutions de chauffage au gaz et au mazout par des solutions plus durables, comme les pompes à chaleur et la géothermie.

La BCE a désormais la possibilité d’agir contre le changement climatique dans le cadre de son mandat. Au Parlement européen, nous venons de voter sur notre rapport annuel, où j’ai servi en tant que rapporteur fictif pour les Verts/ALE, afin de donner mon avis et ma contribution sur les politiques de la BCE.

Le rapport est l’un des principaux instruments dont dispose le Parlement européen pour exercer ses droits de responsabilité vis-à-vis de la BCE et il est inscrit dans le traité. Le rapport de cette année est le premier après la révision de la stratégie de la BCE, qui a introduit de nouveaux éléments importants et positifs dans la boîte à outils de la BCE, notamment en ce qui concerne la contribution de la BCE au changement climatique, mais aussi l’introduction d’un objectif d’inflation symétrique et une meilleure prise en compte des coûts du logement dans les calculs d’inflation.

Pour la première fois, le rapport contient une section entière d’action sur le rôle de la BCE contre le changement climatique, dont la longueur et l’ambition sont sans précédent pour un rapport annuel de la BCE. Par exemple, il souligne la nécessité pour la BCE de se conformer à l’accord de Paris, souligne l’impact du changement climatique sur l’inflation, souligne les limites potentielles du principe de neutralité du marché et demande à la BCE d’examiner l’impact climatique de ses mesures ( principe de double matérialité).

Les sections restantes contiennent un langage fort sur un certain nombre de nos priorités, telles que l’importance d’une politique budgétaire favorable et discrétionnaire, la sous-représentation des femmes aux postes de direction de la BCE et la nécessité de revoir la période de réflexion pour les membres sortants. pour éviter les conflits d’intérêts.

Au lieu d’une hausse rapide des taux d’intérêt aux conséquences douteuses pour la reprise économique, nous devons accélérer la transition verte et faire du Green Deal un succès avec le soutien de la BCE dans le cadre de son mandat.

La source: www.neweurope.eu

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